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Affichage des articles du janvier, 2015

Aimer quelqu'un c'est le lire ...Christian Bodin

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Aimer quelqu'un ,c'est le lire...

C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre,et en lisant le délivrer.

C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix,comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère.

Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléïade et, quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page.

Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans un brouillard, jusqu'à ce que le paysage s'éclaire dans ses moindres détails.

Lire ainsi l'autre, c'est favoriser sa respiration, c'est-à-dire le faire exister.

On lit l'autre en quelqu'un comme dans un livre, et ce livre s'éclaire d'être lu et vient nous éclairer en retour, comme ce que fait pour un lecteur une très belle page d'un livre rare.

Quand un livre n'est pas lu, c'est comme s'il n'existait pa…

La plus grande des séductions, c'est peut-être d'être aimé ! Laure d'Abrantès.

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De cette femme on devine un langage,
De son être, différents messages.
Silencieux et pourtant si subtils,
Mystèrieux, vous invitant à l'idylle.

Femme séductrice, un brin provocatrice.
Mais au fond ce n'est qu'un jeu d'actrice,
Une façon de marcher encore plus séduisante,
Une manière de sourire tout aussi craquante.

Toutes ces choses qui semblent si superficielles
Sont pourtant pour elle toutes naturelles,
Il n'y a pas d'artifices comme vous l'imaginez,
Mais juste une vie qui devient son secret.

Elle ne sait pas se battre  ni utiliser d'arme.
Elle a pour seul moyen son regard révolver.
L'homme, grâce à de belles paroles sait sécher des larmes.
La femme n'a pour défense qu'une part de mystère.

Elle pense de belles choses, se risque à les exprimer.
Ce n'est pas du cinéma, juste de la sincérité.
La vie réelle revient la chercher, s'endort alors la séductrice.
Un …

"Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours..." Marguerite Duras

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Même si nos vies ne commencent pas par "Il était une fois...", nous avons tous un contexte "historique", qui nous situe et qui soutient la personne que nous sommes devenus, parce que... oui, il reste toujours quelque chose de l'enfance... Je n'idéalise rien de cette période de construction par laquelle nous passons tous. Pour certains elle évoque le temps heureux de l'insouciance, pour d'autres elle est empreinte de beaucoup d'ombre... Peu importe de quoi elle a été faite, toujours est-il qu'elle laisse des traces ancrées en nous, même à notre insu...

Mais la vie est bien faite... Certaines situations semblent nous être données à vivre pour que l'on puisse les transformer, les dépasser ou bien que l'on s'en serve de point d'appui pour continuer à grandir... parce que grandir, n'est pas une période, mais bien l'affaire de toute une vie... Je ne suis pas d'accord avec cette façon de parl…

Petite fille, ton coeur c'est ma maison, Tu vis dans un soleil qui défie les saisons. Yves Duteil

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Alors que j'attendais sagement mon tout à la caisse d'un supermarché, tout en tapotant nerveusement le sol du pied gauche ,je l'avoue ...  -Mon neurone patience me dit :" Allez Véro, du calme, ça n'ira pas plus vite de toute façon ... '  -Le neurone colère répondit : "Peut-être , mais là , ça commence à bien faire..."  -Le neurone coach lança :" Mesdames, inutiles de s'énerver , de plus , ça lui muscle la cheville !"  -Le neurone intello qui a toujours son mot à dire ... :" Tiens, voilà monsieur muscles qui se réveille !" C'est à ce moment que j'entendis le petit garçon , devant moi, se disputant avec sa soeur, lui lançait à la figure  : -" Si bien toi, t'es qu'une fille !"  - Alors là, le neurone féministe s'écria : " Alors, là, mon p'tit père, j'espère que quand tes premiers boutons apparaîtront sur le bout du nez, tu en auras tellement qu'une fille ne voudra même pas t&…

On ne consent pas à ramer lorsqu'une force intérieure nous pousse à voler. Helen Keller

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Le syndrOme du pOissOn vOlant On entend à tour de bras que la vie est difficle, et par là même nous "acceptons" l'idée d'une sorte de fatalité à vivre des vies dans lesquelles on se rétrécit... Mais sur quoi peut se fonder cette théorie, selon laquelle notre vie serait en quelque sorte la salle d'attente, ou l'antichambre, d'une pièce d'architecture plus vaste, que l'on aurait hypothétiquement la possibilité de visiter plus tard, ou qu'il ne nous serait permis d'accéder seulement après un parcours touristique ennuyeux et laborieux ?...

Ce que j'appelle le "syndrOme du pOisson vOlant", c'est la remise en question de cette "condition acceptée" d'un état qui ne nous satisfait pas, et qui tend à dépasser les limites qu'elle impose...
En effet, le poisson volant ne deviendra jamais goéland qui plane au-dessus des flots. Ce qui le conduit à éxécuter ces sauts en dehors de son espace na…

En pleine angoisse, ne perds jamais l'espoir, car la moelle la plus exquise est dans l'os le plus dur. Hafiz (Les Ghazels).

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Quand la brume envahit mes idées , j'ai l'impression de flotter dans un monde étrange qui ressemble au Pays de Nulle Part… Quand la souffrance se réveille et englue mes sentiments de gris et de noir,c'est que les chevaux de mon petit carrousel sont partis au galop! C'est le tintamarre dans ma tête. J'ai trouvé un bon moyen pour me recentrer. Je  ferme les yeux et je visualise une rivière qui coule sereinement…là, où mes petits chevaux sont allé se désaltérer et je la suis en pensée jusqu'à la chute! Je me laisse entraîner vers le “lac de la sérénité”… là où coule une belle cascade…  Je la laisse m'inonder et me mouiller toute entière! Elle me lave de tous mes soucis et j'en profite pour m'abreuver à celle-ci… Je me sens ,tel un arbre, qui vient de perdre sa plus belle feuille ; A chaque fois que mes pensées se dirigent vers elle, je l'imagine rendue au pied de sa cascade déferlante, tendant “sa” joue de feuille… à la cares…

Rien n'est petit dans l'amour. Ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer. Laure Conan

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Ma tendresse est ce chemin
Que je ne savais prendre
Découvert bien après les peurs
Bien après les doutes
Plus loin que les demandes
Plus profond que les désirs.
Ma tendresse
Est dans ce regard qui agrandit les possibles
Et accueille l'imprévu
Elle est dans cette qualité de l'attention qui se transforme
Un objet, un événement ou un être
Et le prolonge plus loin,
Plus beau, bien au-delà de l'instant.
Ma tendresse est un sourire
Porte ouverte sur l'incertitude du fugitif,
Sur le trop-plein de l'éphémère.
Ma tendresse est un geste entier
Avec lequel je crée le présent
Pour en faire un cadeau.
Elle est ce mouvement invisible et précieux
De mon corps vers le tien
Brise-chagrin silencieux
Où s'efface la détresse d'un jour malheureux.
Ma tendresse est respiration
Au rythme de ton écoute,
Elle est émotion au secret de nos dires
Elle est confiance à l'abandon d…

"Je suis pauvre et je n'ai que mes rêves ...j'ai déroulé mes rêves sous tes pieds , alors marche doucement car tu marches sur mes rêves ...." William Butler Yeats

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Les jours défilent, sans heures.... Je cherche pourtant l'instant, ce moment sacré où s'ouvre le rêve, les possibles et les envies... Et puis non, en fin de compte, je ne cherche même pas, je l'attends...
Et comment pourrait-il venir si je ne vais vers lui, comment me trouverait-il, si je ne lui fais signe...
Non, en fin de compte, je ne le recherche pas et ne l'attends pas non plus...
Je ne rêve plus, simplement...
Triste constatation, que je n'avais même pas eu le temps de “constater”...

C'est en glissant mes doigts sur le clavier vers un espace perso ancien, que j'ai fait cette “triste” découverte... Alors mon esprit en sommeil est remonté à la surface des heures que l'on ne compte plus, et je me suis installée devant le feu des souvenirs...

Souvenirs d'un temps où je rêvais encore, et où la lumière de la vie éclairait mes rêves.... J'ai fait une halte auprès de ce temps, vieil album photo oublié, et tombé …