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    Au ras du monde, la campagne devient immense.  Je me suis assise dans un champ. Bon ... "champ" , c'est très poétique. En  réalité, c'était surtout un joyeux mélange d'herbes folles, de tiges rebelles, de petits trucs qui grattent un peu les jambes et d'une nature qui avait clairement décidé de vivre sa meilleure vie sans me demander mon avis. Quand on s'abaisse un peu, quand on accepte de regarder la nature à hauteur d'herbe, tout change. Les marguerites ne sont plus de simples fleurs blanches, elles deviennent de petites lumières posées dans le vert. Les graminées ne sont plus de simples herbes folles, elles ressemblent à des traits de pinceau, à des phrases fragiles écrites par le vent.  Et ces fleurs jaunes, discrètes mais lumineuses, semblent garder pour elles un morceau de soleil.     La campagne ne cherche jamais à impressionner. elle n'a pas besoin de grand décor, de mise en scène parfaite, de bruit autour d'elle. Elle...

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