Une mûre, et me voilà repartie en enfance...
Quand j'étais enfant, les soirée d'été ne se terminaient pas toujours devant la télévision. Il faut dire qu'à l'époque, avec deux chaines, lorsque le programme ne plaisait pas, la solution était vite trouvée, on prenait un récipient et on partait cueillir les mûres avec mes parents, ma petite sœur et le chien Oslo.
Le soleil tapait moins fort, l'air devenait plus doux, et nous avancions tranquillement le long des chemins de halage. Nous saluions les mariniers aux commandes de leur péniche ... C'était tout simple, mais j'en garde un souvenir immense.
Après venaient les tartes, une pâte brisée faite à la main, des mûres, un nuage de sucre et rien de plus. Maman préparait aussi de la gelée, avec cette odeur qui envahissait toute la cuisine.
Ma mère avait une astuce simple après les avoir soigneusement lavées, elle plaçait les mûres une nuit au congélateur. Les petits pépins devenaient alors beaucoup moins présents en bouche. Je garde encore précieusement ce conseil .
Aujourd'hui, je ne passe jamais devant un roncier sans penser à elle. Les mûres ont toujours le même goût mais elles portent désormais quelque-chose en plus, nos promenades des soirs d'été, sa cuisine, ses gestes et toute une partie de mon enfance .
Certains souvenirs tiennent dans un album. Les miens tiennent parfois dans une simple poignée de mûres.
« À son bras, un panier de mûres. Elle leva les yeux et c’était le regard que je cherchais, paysan, dur, luisant de vieux savoirs. Elle appartenait à cette catégorie de gens pour qui la santé des prunes est un enjeu plus important que le haut débit. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs.


Des petites mains qui cueillent, des joues toutes barbouillées et des rires gourmands qui vident le panier d'osier, merveilleux souvenir de cueillettes goûteuses avant de préparer la délicate gelée. Du violet un peu partout et des pots qui se remplissent, puis garnissent les crêpes, quel dessert simple et délicieux !
RépondreSupprimerLes petites mains ont bien grandi mais garderont peut-être ce goût unique offert par de généreux ronciers.
Bel été Véronique. Je t'embrasse.
Bonjour Véronique, un souvenir qui reste, quand ma grand mere me gardait en été on allait chercher du lait à la ferme dans un pot à lait et souvent je trouvzis que ca puait, à cette époque, le purain lâ à coté, 😉et comme je disais ''ça pue ça pue''ma grand mére m'avait repris en disant''ca sent la ferme''et depuis c est resté😉bonne semaine a toi, je t'embrasse❤️
RépondreSupprimerUn panier de mûres
RépondreSupprimerLe parfum des confitures
Des souvenirs très doux
L'essentiel de l'amour
dans cs petits riens
Qui étaient les vraies richesses
D'un temps qui disparaît
Sous les cendres...
Les forêts brûlent
l'humanité se consument à petit feu...
Recherchons la fleur d'espérance
Sous les brûlis du monde
Bonjour Véronique, un chouette souvenir gourmand, pas de mûrier chez mes parents, juste quelques framboisiers, fruits mangés à même la branche.... merci, bises jill
RépondreSupprimerQue c'est beau ces souvenirs d'enfance qui remontent à la vue d'une simple mûre, des petites " madeleines de Proust " qui nous ramènent loin, loin, bien loin, quand nous étions petits et insouciants. Quand on s'amusait d'un rien, que nos occupations n'étaient pas centrées sur les écrans ! Pas d'écrans chez nous non plus bien sûr, même la télé nous l'avons eue tard, et pourtant je n'ai pas ces souvenirs et je le regrette tellement ...
RépondreSupprimerMerci pour cet article nostalgique, pour tes jolies photos et les mots de Sylvain Tesson.
Bon dimanche Véronique, je t'embrasse ❤️
Cathy
La tradition se perpétue de mère en fille.......la confiture de mûres en fait partie avec le souvenir moins agréable de la cueillette dans les ronces. Les frimousses maquillées au pigment pourpre du fruit provoquait de grands fous-rires
RépondreSupprimerBonjour Véronique, merveilleux billet une fois encore et très belles photos. Ce qui touche à l'enfance est précieux et pour les non-citadin(e)s, les mûres avaient et ont encore, une place de choix qui ravive des émotions... Je retiens le conseil de ta maman concernant le passage des fruits une nuit au congélateur. Bises estivales et douce semaine. brigitte
RépondreSupprimerDe beaux souvenirs d'enfance en effet que le ramassage des mûres, les bouilles toutes colorées...et l'odeur de la confiture. C'est en lisant les tiens que je mesure la différence d'âge entre nous. Il n'y avait pas de congélateur chez moi quand j'étais petite et comme nous n'avions pas de TV, nos soirées nous les passions dehors à jouer dans le jardin. Le ramassage des mûres, c'était toujours en fin d'après-midi ou le matin tôt car le soir il faisait trop vite nuit (pas de changement d'heures à l'époque). Dans le sud-est, les mûres étaient prêtes en fin d'été et au début de septembre, elles attendaient les pluies du mois d'août pour gonfler et devenir juteuses pour notre plus grand plaisir ! Merci pour cette belle page. Je t'embrasse.
RépondreSupprimerTrès joli texte. Je viens justement de me régaler de quelques mûres...
RépondreSupprimerCela me rappelle un souvenir lointain lorsque nous étions en vacances à la montagne avec les enfants. A la fraiche, le matin, nous partions à la cueillette des mures. C'était un moment de grande complicité !
RépondreSupprimerles plus beaux souvenirs sont souvent ceux de notre jeunesse
RépondreSupprimeret on aimerait tant revivre de tels moments
il arrivait à ma grand mère maternelle de manger des radis avec tartines au beurre
je réitère et repense à elle et ces moments de partage avec elle
repas ultra simple , il y a d'autres choses qu elle aimait manger
fraises et mures aussi ,, des groseilles elle en avait dans son jardin
elle avait un prunier phénoménal : + de prunes que de feuilles , et elles étaient grosses et bonnes , je crois connaitre ce qui a fait de ce prunier un champion de la production divine attendue chaque année
Un texte qui me remplit de souvenirs !
RépondreSupprimerhélas depuis quelques années les mures se font rares.
en ce moment même, elles sont complètement dévastées par la canicule
et les ronciers n’ont même plus de larmes pour se rafraichir
j’♥ Sylvain Tesson et sa phrase ici est de circonstance
Alors ma douce Véronique penses tu que j'adore les mures et tes mots si beaux me font revenir en arrière quand justement avec ma grand-mère, mon grand-père, ma tante et tonton nous allions cueillir des mures, c'était un véritable moment de joie pour nous enfants en parlant de mon cousin et moi, merci beaucoup ma douce Véronique pour ce moment que j'ai adoré lire, gros gros bisous et à bientôt j'espère ?
RépondreSupprimerFloralie
ce n'est que moi...un gros bisous tout simplement
RépondreSupprimerTon article une véritable machine à remonter le temps. Avec tes mots, tu ébroue nos souvenirs. Les miens correspondent à la période de la rentrée scolaire. Une amie de la famille nous emmenait visiter ses ronciers. Et bien plus récemment, sur la chaise de l'empereur, vignes et fruitiers, on avait repéré des murmures. On y a emmené des amis avec une bombe de chantilly. Une poignée de mûres dans la main, et pschitt on appuie sur la bombe. Bon, avec cette technique on en avait plein autour de la bouche. On voulait que ça nous serve de GAG.
RépondreSupprimerMais aucune photo souvenir.
Là je suis proche de l'Argentiere la Bessée. La forêt brûle. Sur les falaises, accès difficile pour les pompiers. Bon week-end à suivre.
Et merci pour ta visite aux sons et lumières de la cathédrale de Strasbourg. ✓ Yann
Demain, depuis Laragne Monteglin, escapade à Manosque. Si c'est ouvert, visite ambiance Jean Giono.
RépondreSupprimerDeux sites, j'espère ouvert. Une gabardine sur un fauteuil, un canotier sur une chaise, et des surprises. Dans la région, peut être une chambre à louer reprenant ces codes. Il y a ça pour Van Gogh, lit table de chevet et chaise.
À plus, Yann, ami qui plantait des arbres.
Je te souhaite une bonne nuit Véronique🤲⭐tendres pensées, je t'embrasse✨❤️
RépondreSupprimerNous avons aimé ramasser des mûres et parfois faire des tartes et des confitures, c'est toute notre enfance...
RépondreSupprimerJ'aime l'écriture de Sylvain Tesson et sa culture .
Que l'Eternel protège la nature maltraitée !
Je t'embrasse fort ma belle
J’habitais au temps de ma jeunesse une vieille chère maison dans les arbres, un minuscule hameau du pays d’Artois, plein de murmure de feuillage et d’eau vive .
RépondreSupprimerTe propose un copier coller.
Bien vu en ce jour de record de T° de citer sous le soleil de Satan.
Du coup je cherche une maison qui regroupe son histoire. Ça semble se faire. 2027. Sauf erreur.
Pour la maison de Jean Giono, 4 visites par jour, 7 personnes maximum.
J'ai acheté un DVD, un dessin animé sur l'homme qui plantait des arbres.
Philippe Noiret comme récitant.
Il existe aussi un livre illustré par Éva Jospin. 800 € , ça doit être des illustrations originales.
Bonne nuit de pleine lune. ✓ Yann
bien au chaud et on s'endort ....et la nuit la lune me tient compagnie...ce n'est que moi
Supprimerce sont ces souvenirs qui rythment notre agenda, surtout de vacances, et les envies de balades.
RépondreSupprimerhélas les coins que j'avais débusqué quasiment en ville sont tout desséchés, pas la peine de risquer d'écorcher nos bras,...
je retiens le congélateur, et tes photos sont magnifiques