Au ras du monde, la campagne devient immense.
Je me suis assise dans un champ. Bon ... "champ" , c'est très poétique. En réalité, c'était surtout un joyeux mélange d'herbes folles, de tiges rebelles, de petits trucs qui grattent un peu les jambes et d'une nature qui avait clairement décidé de vivre sa meilleure vie sans me demander mon avis.
Quand on s'abaisse un peu, quand on accepte de regarder la nature à hauteur d'herbe, tout change. Les marguerites ne sont plus de simples fleurs blanches, elles deviennent de petites lumières posées dans le vert. Les graminées ne sont plus de simples herbes folles, elles ressemblent à des traits de pinceau, à des phrases fragiles écrites par le vent. Et ces fleurs jaunes, discrètes mais lumineuses, semblent garder pour elles un morceau de soleil.
La campagne ne cherche jamais à impressionner. elle n'a pas besoin de grand décor, de mise en scène parfaite, de bruit autour d'elle. Elle offre simplement ce qu'elle a : un chemin, un souffle, quelques fleurs sauvages, un ciel changeant et cette impression étrange que le bonheur peut parfois tenir en une poignée d'herbes.
Autour de chez moi, il y a cette beauté-là. Une beauté modeste, presque pudique. Une beauté qui ne crie pas mais qui reste . Une beauté qui se remarque seulement si l'on prend le temps. Je ne suis pas allée bien loin, je n'ai pas vécu une grande aventure digne d'un roman d'exploration. Je me suis seulement assise là, pas très loin de chez moi, en essayant d'avoir un peu l'air élégante avec mon chapeau de paille pendant que la campagne, elle, restait parfaitement naturelle.
Et moi, j'aime ces instants où la nature paraît simple, mais dit pourtant énormément. Elle parle de patience, de saisons, de lumière, de silence. Elle rappelle qu'il n'est pas toujours nécessaire d'aller loin pour trouver quelque chose de beau. Parfois, il suffit de se pencher, de respirer un peu plus lentement, de tendre la main et de laisser le regard se perdre dans les fleurs sauvages.
La beauté la plus douce est souvent celle qui ne fait aucun bruit.
Je vous souhaite un beau mois de juin.
Juin, le mois des saints de légendes dorées, des longues soirées d'un été commençant , des ciels étoilés, des vœux d'amour ... d'éternité.
A bientôt,
Véronique



La vibration esthétique et littéraire que tu nous offres ne peut être qu'un bon présage pour illuminer le mois nouveau, infiniment MERCI Véronique pour cette beauté si douce à notre cœur, bises fleuries. brigitte
RépondreSupprimerLa vie est toujours belle à hauteur d'herbe !
RépondreSupprimerBonjour Véronique, nos regards doivent apprendre à regarder, tant de beauté que parfois peut étre invisible, et celà me fait toujours chose de remarquer que tous n'ont plus cette emotion de la beauté simple de la nature, comme une banalité, c'est triste... Un bel arbre, un chant d oiseau, banal, j rssaye toujours de faire partager à mes petits enfants comme je le faisais à mes enfants, s'émerveiller🤲🌿un beau verbe, bonne semaine à toi, je t'embrasse🤲🦋👣🐞🦢🐦🏞️❣️
RépondreSupprimerTu as raison: il faut savoir prendre le temps. Se pauser pour écouter et voir. Le bonheur se trouve certainement dans la simplicité des choses. Comme toi j'aime la nature et ce qu'elle peut nous offrir. Une rose peut m'émouvoir. D'ailleurs je parle à mon jardin !!
RépondreSupprimerBonjour Véronique, comme c'est bien conté, le monde à sa portée, sans aller loin à l'aventure, il suffit d'ouvrir les yeux autour de soi, ces choses simples de dame nature.... Merci encore, bon mois de juin, bises jill
RépondreSupprimerAvant de venir déguster ton article, je te propose cette photo internet.
RépondreSupprimerUn artiste que je découvre avoir un jumeau.
As-tu vu le jumeau ou l'autre dans l'avion pour Rome?
https://i.goopics.net/fvw1dy.jpg
De suite j'ai pensé à toi. Et ton anecdote savouricieuse.
MG sont les lettres indice pour la photo jointe en lien.
Ça situe le lieu de la photo, où elle a été prise.
✅ Yann
Le secret s'ouvre chaque matin sur le regard que l'on pose au cœur de la plus simple expression de la nature, si pure de beauté qu'elle en est resplendissante.
RépondreSupprimerLes prés fleuris de juin, les bords des chemins nous offrent des couleurs, des senteurs, des danses sous la brise, des chants de grillons, une harmonie parfaite qui invite à la contemplation, à l'émerveillement; c'est le privilège de vivre tout près d'un petit coin nature vraie.
Merci Véronique pour ce partage lumineux, tes photos sont magnifiques.
Joli mois de juin. Je t'embrasse.
Balaline
Bonjour Véronique,
RépondreSupprimerJe rejoins tes mots plein d'une beauté poétique intérieure et d'un ressenti profond, en communion, corps et âme avec la nature ! Tes photos sont magnifiques ! Je le dis toujours et je ne m'en lasse point, car s'est une vérité authentique, tout comme ce que tu ES.
Pourquoi allez chercher la beauté dans le superficiel, ce qui est inutile à nos vies, alors que le principal besoin existentiel est la nature et notre appartenance avec elle, besoin vital pour exister !
Il y a tant de beauté, là, sous nos yeux, invisible à ceux et celles qui ne "voient pas, n'écoutent pas et n'entendent pas"...
Gratitude pour toute cette beauté poétique, du "Vivant", que tu nous offre en don d'amour Véronique ainsi que ta précieuse amitié. Merci de ta fidélité à mon blog âme mie.
Prends bien soin de toi et je te souhaite, à mon tour, un excellent mois de juin !
Je t'embrasse affectueusement, ma rose d'amitié.
Corinne
Tu nous entraînes à changer de perspective.
RépondreSupprimerOn va plier les jambes, et se mettre à genoux devant ce paysage.
Pas de point de vue qui s'étend à l’infini, mais ouvrir son regard sur le proche,
sur ce que l’on oublie souvent. Les herbes qui parfois sont protégées par le fauchage tardif.
Et là, chacune a de la valeur, chacune ses particularités. J’aime en bord d’eau caresser les balsamines,
Elles en explosent de joie partagée. Et autour du coquelicot, me souviens avoir vu des bleuets.
Ceci en Allemagne proche de chez nous, il doit y avoir du désherbant sélectif.
Je raconte tout ça, mais ce qui est GRAND, c’est la manière dont tu t’exprimes.
Toute en observation du tout petit, et en poésie de la sensibilité.
Moi ami pauvre qui cherche du blé .... Chez toi, il y en a. ✅ Yann
Cette étoile de mer en dit beaucoup sur les vacances; la photo est superbe. Quant aux bokéhs, réalisés avec soin, ils mettent en valeur le sujet principal et créant une atmosphère enchanteresse.
RépondreSupprimerBonjour Véronique, profite de tout ce temps avec ta fille, une tendre pensée, je t'embrasse🌸🤲🌻💮🕊️❤️
RépondreSupprimerune très bonne journée ....17° et du vent ....gros bisous
RépondreSupprimerMerci pour ta visite commentée à l'église Burnkirch d'Ilfurth.
RépondreSupprimerÀ 1 km de notre point de rendez vous anniversaire.
Pour une fois, pas à traverser la France ....
Et là, je te propose une photo croisée sur les informations Google.
Quand ça me plait, j'enregistre le document, ou je fais une copie écran
avec mon petit téléphone.
https://i.goopics.net/qqzqmc.png
À première vue, j'ai confondu avec notre peintre commun. Henri.
Là, je viens d'agrandir la photo, et je vois le cigare.
Un bon WE à toi. ✅ Yann
Coucou ma douce Véronique,
RépondreSupprimerPardonne moi si je ne passe plus aussi souvent qu'avant, mais ma santé fragile me fait courir d'un médecin à l'autre et ainsi de suite ...
Merci pour ta façon de voir dame nature que j'adore tellement, les herbes folles, les petites fleurettes, les gazouillis des petits oisillons enfin bref j'adore tous ça :-)
Excellent week-end, gros gros bisous et peut-être reviendras tu sur mon blog ?
Floralie
quelle belle communion avec la nature
RépondreSupprimerTu m'offres encore une belle occurrence.
RépondreSupprimerAu départ, tu me montres une église sur Béthune.
René De ou Ducourant aux manettes.
Et là, on le voit photographiant Churchill.
J'ai bien compris? Ce serait la rencontre de l'année.
Et ce « church » me tend les bras, moi qui tutoie les églises
surtout celles de la vallée de La Bruche.
Et priorité pour les églises sur une colline « hill ».
Je peux rajouter ta photo dans le dossier naissant de ce peintre?
Sinon, je passe quand même à Pont Aven, quelques gâteaux à goûter.
Ce samedi, un lavoir, ce serait mon premier billet sur ce thème.
Beaucoup de blogs potes les recherchent.
Et dans l'église visitée, une paroissienne venant chercher le bulletin paroissial.
On nous parle, elle indique un lieu de pèlerinage, à qqs Kms.
Et pourquoi pas, sans urgence. Dans l'église, ça fait 600 ans que le matin du solstice d'été, on regarde les vitraux vers l'Est, je ne sais pas trop ce qu'il s'y passe.
Et un fameux vitrail sur les vices et les vertus. Un truc de OUF à décoder.
Je m'en balle, faudrait que je reste calme. Me faudrait un ami calmant. ✅ Yann
Tes photos sont tout simplement sublimes...tu as raison quand on se met à ras de terre on voit les fleurs dans toute leur beauté. Et on a souvent le souffre coupé par ce ce que l'on découvre. C'est aussi tout simplement parce qu'alors on fait une pause dans notre monde qui va trop vite et on prend le temps de ressentir ce que nous offre la nature. Je crois que trop peu de gens savent le faire...comme tu le fais et tu nous décris tout cela avec des mots magnifiques et des clichés. Inutile d'aller bien loin en effet. Toute la beauté est à côté de chez nous. Profite bien de tes vacances...Je t'embrasse fort.
RépondreSupprimerJe viens te faire un ptit coucou Véronique🤲😉pour moi la saison va commencer et je suis heureuse que la porte de nos blogs soient toujours ouvertes👌👍prends bien soin de toi🌿je t'embrasse♥️
RépondreSupprimerBonsoir Veronique, la canicule est partie ici mais un eté prévue avec elle et sans elle, faudra que les corps s'adaptent, on respire e😉enfin on a le prévilège de vivre à cote de la mer et ça, de l'or, bonnd semaine à toi, je t'embrasse🌸🏵️🤲🌟😘
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